Lundi 2 octobre. De Arblade-le-Haut à Aire-sur-l’Adour (29 km).

30 décembre 2017

De la pluie, encore de la pluie, toujours de la pluie…avec un rayon de soleil à l’arrivée. En fin de parcours, j’ai quitté le Gers pour arriver dans les Landes.

Lavoir municipal

Sur le mur d’une maison jouxtant le Camino

Traversées de villages qui se meurent comme Barcelone du Gers: 2 restaurants en vente, pas un café d’ouvert à 14 h ! Notamment, parce qu’il y a bien longtemps que le train ne passe plus dans l’coin: tout pour les grandes lignes et le TGV et voilà le résultat. InOui, non ! ? N’est ce pas monsieur Pepoui ? 

Obsolescence programmée…

Voie sans issue…

Heureusement que l’on a l’occasion de s’instruire sur ce chemin !

Comment chier dans les bois ?: leçon 1.

 

L’ Adour

Arrivée à Aire-sur-l’Adour.

Aire-sur-l’Adour

Je fais étape à la chapelle des Ursulines ( http://chapelledesursulines.fr/ ) sauf que depuis bien longtemps, il n’y a plus d’Ursulines et qu’elle ne fait plus office de chapelle: un lieu improbable de 2 dortoirs (12 places) et une grande table d’hôtes à la place des bancs où priaient les fidèles. J’ai l’impression de retourner quelques 50 ans en arrière et de revivre une colo de vacances.

Bataille de polochons ce soir ?

Heureusement il y a le wifi, qui, pour le moment, fonctionne encore par voie terrestre. Pour combien de temps, encore ?…

Une petite visite ?: https://youtu.be/sFq7DCJOjKs

 

A table !

Belle rencontre avec un groupe d’Allemandes de la congrégation Saint…dont j’ai oublié le nom. Lors du repas, elle entonne le « Laudate Dominum » de la Communauté de Taizé, communauté monastique chrétienne fondée en 1940 par Frère Roger, basée à Taizé en France et qui rassemble aujourd’hui une centaine de frères venant du monde entier ayant choisi de vivre ensemble une vie de prière et de célibat dans la simplicité (dur, dur !…)

Le "Laudate Dominum"

 

Demain cap sur Arzacq-Arraziguet , une longue étape de 33 km. J’aimerais bien un peu de soleil.

Saint-Jean-Pied-de-port n’est plus « qu’à » 160 km. Ça pourrait le faire en 6 étapes. .

Gîtes, chambres et tables d’hôtes

21 décembre 2017

La Résidence « Le Marquisat » à Lectoure (Gers): http://www.lemarquisat.com

Gite de l’ancien carmel à Condom (Gers): http://www.lanciencarmel.com/

Gite « Compostela » à Montréal du Gers (Gers): http://www.gite-compostela.com/fr/montreal-du-gers

« Chez Nadine » à Eauze (Gers): http://gitecheznadine.com/le-gite/

« L’Arbladoise » à Arblade-le-Haut (Gers): http://www.larbladoise.fr/

La chapelle des Ursulines à Aire-sur-l’Adour (Landes): http://chapelledesursulines.fr/

« Gîte  écologique de la maison en paille- chambre d’hôtes des 3 petits cochons » à Arthez-de-Béarn ((Pyrénées-Atlantiques) : https://sites.google.com/site/gitepaille/

Hôtels-Restaurant du Commerce à Navarrenx (Pyrénées-Atlantiques)  : https://www.logishotels.com/fr/hotel/hotel-le-commerce-1009

« Gîte d’étape familial Bellevue » à Aroue (Pyrénées-Atlantiques)

 

Dimanche 1er octobre. De Eauze à Arblade-le-Haut (29 km).

19 décembre 2017

Étape plus longue que les précédentes, avec encore un peu de pluie. Saint Jacques ne m’a pas exaucé.

Ce paysage du Bas-Armagnac est un peu monotone.

 

En quittant Eauze. Cherchez l’erreur !

 

Aquiculture du Pouy: élevage d’esturgeons pour la production du caviar du Gers. Les étangs sont sous surveillance électronique.

Le bonheur est dans le pré…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Palombière (poste de guet pour la chasse à la palombe)

 

Vignes à perte de vue

 

Très bon accueil au gîte « L’Arbladoise » (  http://www.larbladoise.fr  ), une belle demeure datant de 1870, de style toulousain. Rencontre avec un groupe d’allemands qui font honneur à la cuisine gasconne.

Demain, Aire-sur-l’Adour. J’espère qu’il ne pleuvra pas des arblades… OK, je sors !

Samedi 30 septembre. De Montréal du Gers à Eauze (20 km).

15 décembre 2017

Une grande partie du parcours sous la pluie, conformément aux prévisions de la veille. C’est une première pour moi, mes précédents Chemins ont toujours été très ensoleillés. Heureusement, je marche avec la bande de pèlerins rencontrés hier soir et « Runkeeper », une application de mon smartphone qui mesure le nombre de km parcourus, la vitesse effective de marche, le nombre de calories dépensés,…et qui parle de temps en temps.

Marcher sous la pluie…

A mi-parcours, à Lamothe, pause café, sandwich, Armagnac et sourires sont les bienvenus à la Casa d’Elena, , un gite dont le jardin est traversé par le Chemin, qui dit mieux ! Ca doit être chouette de passer une nuit, ici: http://www.chemindecompostelle.com/casadelena/index.html  

 

La casa d’Elena

Accueilli avec le sourire…

 

Eauze, capitale de l’Armagnac, abrite un musée et 2 sites archéologiques. C’est une terre d’histoire gallo-romaine: http://www.tourisme-eauze.fr/

Le soir, étape « Chez Nadine »(http://gitecheznadine.com/ ) où je retrouve Dayan et un couple. Sans que nous ayons à demander, Nadine nous propose sa machine à laver et son sèche linge pour nos vêtements mouillés et salis par la boue. Arriver trempée jusqu’au os à la fin d’une journée de Camino, elle l’a déjà vécu Nadine et elle n’a pas oublié.

Au repas spécialités locales et re- Armagnac. Ils savent vivre ces Elusates !

Demain environ 25 km. Soleil et pluie annoncés. Saint Jacques, faites revenir le beau temps !

14 décembre 2017

Vendredi 29 septembre. De Condom à Montréal du Gers (23 km).

Il fait toujours aussi beau, l’humidité du Nord commence à me manquer. Non, je déconne !

Un détour, hors Camino, qui vaut le coup: Larressingle, « la petite Carcassonne ». Un village-château-fort, classé comme « un des plus beaux villages de France », resté presque intacte: 300 m de murailles, des fossés, un donjon, tout est là !

« Larressingle, vous avez rendez vous avec histoire… » Rien que ça ! En tous cas, me voilà prévenu !

Larressingle

Larressingle

 

Larressingle

 

Larressingle

Larressingle

Larressingle

 

Larressingle

En poursuivant le chemin après Larressingle, le pont d’Artigues, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.

Le pont d’Artigues

Après le pont d’Artigues, j’aperçois Claudie qui zigzague sur le chemin à cause de son énorme sac à dos qui manque de la déséquilibrer à chaque pas.  Mais rien ne semble l’arrêter, elle chante tout le temps pour se donner du courage. Moi, avec ma valise que je fais transporter d’étape en étape, je me dis que je passe peut être un peu pour un « touriste » à coté d’elle. Qu’importe, je les fais quand même les kilomètres ! Et lors de mes précédents périples, je n’ai jamais eu de railleries, de « mises en boites », de remarques ou de petits sourires désobligeants à ce sujet. Sur le Camino, la tolérance et la bienveillance sont de rigueur, nous sommes dans un autre monde.

Montréal du Gers, la première bastide gasconne (ville médiévale fortifiée), village lui aussi labellisé « plus beaux villages de France », affiche l’âge respectable de 700 ans.  ( https://www.montrealdugers.fr/ ).

Lorsque j’arrive au gîte « Compostela », je suis accueilli par Gérard, un hospitalier que le « Miam Miam Dodo » définit ainsi: « Vous rencontrerez assez souvent dans les gîtes d’une certaine importance (essentiellement à caractère associatif) ou dans les accueils religieux, des hospitaliers qui vous prendront en charge. Ce sont, en général, d’anciens pèlerins qui souhaitent redonner aux autres ce que le Chemin leur a apporté; Ils viennent passer quelques jours ou quelques semaines, bénévolement, pour effectuer l’accueil, préparer les repas, aider au nettoyage, etc.. »

Et question accueil, apéro et repas, j’ai tiré le gros lot avec Gérard et Anita, la propriétaire du gite, une allemande de la Forêt Noire qui , il y a une dizaine d’années a parcouru le Camino, avec son fils, jusqu’à Saint Jacques et depuis « la magie du Chemin m’habite…et j’ai voulu donner un nouveau sens à ma vie. S’est alors imposé le projet d’ouvrir un gîte des pèlerins en France… » raconte-t-elle sur son site web http://www.gite-compostela.com/fr/montreal-du-gers.

Au cours du repas, je retrouve Claudie et je fais la connaissance d’une bande de joyeux lurons dont Dayan, une colombienne mariée à un chinois et qui vit à Shanghai: ça ne s’invente pas ! Dayan est partie du Puy en Velay, marche depuis plus de 20 jours et espère bien atteindre Saint Jacques avec son gros sac à dos: respect !

Demain cap sur Éauze ! Peut être de la pluie, car de la fenêtre de ma chambre d’hôte, je peux voir les Pyrénées. « …Et les Pyrénées chantent au vent d’Espagne… » chantaient les Compagnons de la chanson. Oh là !, je pense qu’il est temps d’aller me coucher.

J’éteins.

Jeudi 28 septembre. De La Romieu à Condom (15 km).

2 décembre 2017

Il commence à avoir un peu plus de monde sur le chemin. Sympa de pouvoir papoter. Comme m’y invite une inscription sur un panneau posé au bord de la route, j’essaie de ne pas marcher trop vite et de ne pas être dans la performance (n’est ce pas mes amis (ies) coach ?…) parce que l’étape est courte et que j’ai tout mon temps.

Sur un panneau, une invitation qui tombe à pic…

Tout mon temps aussi pour lire des messages moins sympathiques…

« …on vous pète la coquille »…

Apres 2 heures de marche, j’entre dans le canton d’Armagnac Ténarèze que traverse le Camino via Condom, Larressingle et Montreal du Gers, 2 villages que je visiterai demain. Hé, hé, ça commence à sentir bon l’Armagnac (la plus ancienne eau de vie de France) et le foie gras, 2 produits locaux d’excellence.

Arrivée en fin de matinée à Condom que le « Miam Miam Dodo décrit ainsi: « En dehors de son nom, qui fait plier de rire les pèlerins anglo-saxons adorateurs du caoutchouc, la ville va vous offrir de somptueux cadeaux: le centre historique restauré avec goût, les belles maisons de pierre blonde, la Baïse qui serpente au cœur de ville et la cathédrale qui veille sur les toits de tuile rouge ».

Condom, « Ici commence le vrai voyage », précise le panneau. Et avant, c’était quoi ?

Arrivée sur Condom

 

La cathédrale Saint Pierre

La cathédrale Saint Pierre bâtie dans les années 1500

 

« Un pour tous,… »

En fin d’après midi, halte au gîte de l’ancien Carmel de Condom que son site web (http://www.lanciencarmel.com/) décrit comme un « Lieu de vie et d’accueil, durable et innovant, fondé sur la solidarité.

C’est un livre intitulé « Chronique d’un lieu en partage », écrit par la romancière Pascale Kramer et publié en février dernier (Éditions de l’Atelier) qui en parle le mieux . En voici la quatrième de couverture :
« Des personnes sorties de prison, d’autres en errance, des artistes, des retraités, des woofers, des sans-domicile fixe, des pèlerins en escale vers Saint-Jacques-de-Compostelle, tous réunis sous le même toit !
Comment croire à ce rêve ? Que faire des inévitables conflits, des soucis du quotidien, de la méfiance des riverains ?
Pascale Kramer raconte une utopie qui prend corps dans un lieu unique, l’ancien carmel de Condom. Au milieu des écueils, des crises et des joies, des retraités donnent sens à leur vieillesse, des personnes au RSA s’occupent d’un potager, d’autres qui ont dormi dans la rue peuvent enfin profiter d’une chambre à eux… Tous mangent ensemble, rencontrent des gens du monde entier. Chronique d’un lieu unique qui rend le partage contagieux ».

Et tous participent à un quotidien riche de sens : agriculture raisonnée, cuisine, embellissement des bâtiments et du site.

Bien beau tout ça, mais quand est ce que l’on mange ? J’ai quand marché 15 bornes sous un soleil de plomb !

Un peu spartiate, la chambre mais beau cadre. Table d’hôte conviviale servie par des bénévoles et animées par 2 québécoises qui nous racontent leur chemin. J’adore les habitants du Québec, avec leur double culture américaine et française: pragmatiques, sans complexe, entrepreneurs, ne se prenant pas la tête, énormément d’humour et une communication efficace qui fait mouche. Quand j’étais consultant au Maroc, je les ai souvent croisés, ils excellent dans l’animation de modules de formation. Les Belges leur ressemblent beaucoup. Il y a beaucoup de québécois qui parcourent le Camino.

Si mon dos résiste, suite à mon opération d’une hernie discale de fin juillet, je rallongerai progressivement les parcours journaliers. En attendant, soleil et chaleur. De la pluie pour samedi ? Pour moi, ce serait une première sur ce chemin.

Demain Montréal…du Gers. L’autre Montréal, ça sera pour un de mes prochains voyages.