Samedi 7 octobre. De Aroue à Ostabat (24km)

26 janvier 2018

C’est l’un des 7 tronçons du GR65 classés au patrimoine de l’Unesco qui est le plus richement doté en « monuments associés au pèlerinage de Compostelle ».

Départ dans le brouillard. Je commence à en avoir l’habitude.

 

Moi, froid ? Jamais !

Mairie (Herriko Etxea) d’Aroue

La chapelle d’Olhaïby

 

Passage de la stèle de Gibraltar (en basque Xibaltarre ) qui marque l’endroit où se rejoignent 3 des voies jacquaires: celle qui vient du Puy-en-Velay, celle qui vient de Vézelay et celle qui vient de Tours.

Stèle de Gibraltar

 

 

Après la stèle, un raidillon pierreux de 2 km pour arriver sur une crête à la chapelle de Soyarza mais ça vaut le coup car je bénéficie d’une magnifique vue sur les montagnes basques et la chaîne des Pyrénées dont le pic d’Anie (2507 m).

La chapelle de Soyarza

 

 

Plus j’avance, plus ça sent le pays basque.

La Bidouze

 

Arrivée à Ostabat sous un soleil radieux. Le « Miam Miam Dodo » note: « Ostabat fut un célèbre village des temps héroïques du pèlerinage. On dit que dans ses hospitaux on recevait 5000 pèlerins par soir ». Plus rien à voir avec aujourd’hui. Ostabat a tout l’air d’un petit village très calme.

Je loge à la chambre d’hôtes-Auberge Ametzanea avec 5 pèlerins. Lors du repas, une des convives a le malheur de traiter la langue basque de « dialecte ». Elle a failli être privée de dessert et renvoyée dans sa chambre (j’exagère à peine…) par Daniel, le propriétaire, un basque « pur jus », par ailleurs fort sympathique, qui s’empresse de lui préciser que la langue basque est antérieure à l’arrivée des deux langues qui, au cours de l’histoire, allaient devenir majoritaires, le celte puis le latin dont dérivent les langues parlées aujourd’hui dans la région (français, espagnol, occitan, catalan, gascon, etc.).

Ostabat: 1 Paris 0.

Demain, dernière étape pour arriver à Saint-Jean-Pied-de-port.

Les heures sombres

18 janvier 2018

Synopsis:

Homme politique brillant et plein d’esprit, Winston Churchill est un des piliers du Parlement du Royaume-Uni, mais à 65 ans déjà, il est un candidat improbable au poste de Premier Ministre. Il y est cependant nommé d’urgence le 10 mai 1940, après la démission de Neville Chamberlain, et dans un contexte européen dramatique marqué par les défaites successives des Alliés face aux troupes nazies et par l’armée britannique dans l’incapacité d’être évacuée de Dunkerque.
Alors que plane la menace d’une invasion du Royaume- Uni par Hitler et que 200 000 soldats britanniques sont piégés à Dunkerque, Churchill découvre que son propre parti complote contre lui et que même son roi, George VI, se montre fort sceptique quant à son aptitude à assurer la lourde tâche qui lui incombe. Churchill doit prendre une décision fatidique : négocier un traité de paix avec l’Allemagne nazie et épargner à ce terrible prix le peuple britannique ou mobiliser le pays et se battre envers et contre tout.
Avec le soutien de Clémentine, celle qu’il a épousée 31 ans auparavant, il se tourne vers le peuple britannique pour trouver la force de tenir et de se battre pour défendre les idéaux de son pays, sa liberté et son indépendance. Avec le pouvoir des mots comme ultime recours, et avec l’aide de son infatigable secrétaire, Winston Churchill doit composer et prononcer les discours qui rallieront son pays. Traversant, comme l’Europe entière, ses heures les plus sombres, il est en marche pour changer à jamais le cours de l’Histoire.

Bande annonce: http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19574289&cfilm=246284.html

Mon avis:

Intéressant et parfois touchant, ce film qui colle à la réalité historique pose implicitement la question « Où serions nous aujourd’hui si, en 1940, Churchill, seul contre tous, avait négocié avec Mussolini ? Pas de France libre de De Gaulle à Londres, notamment…

Les 2 scènes que j’ai préférées:
Celle du métro et celle où la secrétaire révèle à Churchill que son frère, soldat combattant en France, dont la photo prône sur son bureau, ne reviendra pas de Calais.

Vendredi 6 octobre. De Navarrenx à Aroue (16 km)

10 janvier 2018

Petite étape assez facile, par temps couvert mais sans pluie.

A mi parcours, « L’Eco-Accueil Le jardin des rêves », une halte-ravitaillement de produits de la ferme, qui m’a donné envie d’y rester: lieu original, rien que du bio (Ah, le jus de fruits maison !) et propriétaire très sympa. Le « Miam Miam Dodo » indique que ce site propose un dortoir et 2 chambre de 3 personnes. 

 

Une serre

La classe, non ?

 

En fin d’après midi, je suis chaleureusement accueilli par Marie-Paule et Marcel dans leur « Gîte d’étape familial Bellevue » qui porte bien son nom. On doit traverser une grande prairie avant d’arriver dans une grande demeure, style maison de famille perdue en pleine campagne.

…perdue en pleine campagne.

Si je devais faire un classement de tous les gîtes et chambres d’hôtes que j’ai appréciés depuis mon premier Camino, je mettrais ce gite en tête de liste, du fait de sa situation géographique et de la gentillesse, de l’authenticité et de la disponibilité de ses propriétaires. On sent tout de suite que Marie-Paule et Marcel aiment accueillir (toute l’année ! ), partager leur passion pour ce Camino et prendre soin de leurs hôtes, étant pèlerins eux même. Et Marcel s’occupe aussi de l’entretien du balisage du chemin.

Et question ambiance, c’est animé ! J’ai rejoint un groupe de 4 couples qui vivent dans des régions différentes et qui se retrouvent chaque année pour marcher pendant une bonne semaine sur le Chemin.

Pour se restaurer, 2 options: soit Marie-Paule nous ouvre sa « réserve », un grand placard rempli de boites de conserves, de paquets de pates, de pots de pâtés,…Il suffit de prendre un petit panier, comme au super market du coin,  se mettre dans la file d’attente pour se servir et en bout de chaîne, Marie-Paule établit la facture, soit Marcel nous propose de nous emmener dans sa fourgonnette (pas toute jeune, certes, mais qui roule encore) , rejoindre un restaurant situé à quelques km. C’est l’option retenue par le groupe qui me propose de se joindre à eux, ce que j’accepte volontiers : ca ne se fait pas de refuser, n’est ce pas ?…surtout que j’ai une grosse flemme de faire ma popote.

Avant de partir, dégustation d’une bière  en profitant d’un coucher de soleil.

Si Marcel, assure l’aller au restaurant, il s’occupe aussi du retour. Il suffit de lui téléphoner quand on a terminé de souper et il arrive. Pas belle, la vie ? Et effectivement, vers 22 h, refourgonette.

Saint-Jean-Pied-de-port n’est plus qu’à une quarantaine de km. Encore 2 étapes à déguster lentement…

 

 

Jeudi 5 octobre. De Arthez-de-Béarn à Navarrenx (30 km)

6 janvier 2018

Au bout de ce chemin, à nouveau de la brume.

 

Parcours de montagnes russes, éprouvant pour les genoux. Heureusement que le  « Boud’oignon », le « Bio’dog » et « L’assiette de Tom Brebis » existent !

 

Le pont romieu  du 12ème siècle (romieu = pèlerin).

 

Navarrenx ( http://www.tourisme-navarrenx.com   ) , première citée bastionnée de France, est l’une des plus anciennes villes du Béarn (1025 habitants). Elle est classée parmi les plus beaux villages de France.

 

Fortifications Vauban

 

Pas de chance, tous les gîtes et chambre d’hôtes sont complets. Je me rabats sur l' »Hôtel- Restaurant du Commerce » (  https://www.logishotels.com/fr/hotel/hotel-le-commerce-1009  ) dont je garde un très bon souvenir.

230 km de parcourus depuis mon départ de Lectoure (27 septembre). Plus que 3 étapes pour arriver à Saint-Jean-Pied-de-port. Avec, encore !, un risque de pluie pour demain.

Mais, bon, je ne vais pas abandonner si près du but.

 

Mercredi 4 octobre. De Arzacq-Arraziguet à Arthez-de-Béarn (34 km)

6 janvier 2018

Démarrage dans la brume !

En partant d’Arzacq-Arraziguet

Brrrrr !

Petit à petit le soleil  apparaît et il recommence à faire chaud.

 

 

La chapelle de Caubin

La chapelle de Caubin (12ème siècle)

 

 

 

Sur le chemin, dans un abri, des livres à disposition des pèlerins. Vous pouvez voir sur la droite une BD de la fameuse Martine. A quand « Martine fait le Camino (au lieu de rester à la maison) « ? Question de Ch’ti…

 

Des livres mais aussi des invitations à la méditation…

 

Depuis Lectoure, c’est le premier donativo que je repère: une belle surprise au bout de 20 km. Café, thé, boissons fraiches et gâteaux.

 

L’église Saint Pierre, abbaye du 12 siècle.

 

 

 

 

Sur le chemin, une plantation d’arbres fruitiers réservés aux pèlerins.

 

Aire de repos et vélo en libre service, ou presque…

Au fronton d’une mairie, le drapeau basque au coté des 2 autres.

 

Particularités locales…

 

Fin de parcours difficile avec 5 km de montée rude. Je souscris à ce qui est inscrit sur l’affiche ci-dessous !

 

Accueilli par Claude dans son « gîte  écologique de la maison en paille- chambre d’hôtes des 3 petits cochons », ( https://sites.google.com/site/gitepaille/  ), qui comme son nom l’indique est une maison « construite en bottes de paille et structure en bois, une construction éco responsable et passive ». Par contre, aucune trace des petits cochons.

Claude, un belge très sympa et plein d’humour (comme tous les belges…) a pour devise « Vous êtes mes hôtes et j’ai plaisir à vous recevoir comme mes amis » comme il aimerait être reçu chez ses amis. Tout est dit ! Et ce ne sont pas des paroles en l’air: comme chez Nadine, j’ai pu bénéficier de sa machine à laver et de son sèche linge et Claude a pris plaisir à nous cuisiner un bon repas, notamment en nous régalant avec du requin.

 

De ma chambre j’aperçois les Pyrénées. Ca se précise…Mais, alors, encore de la pluie pour demain ? 30 bornes à parcourir pour atteindre Navarrenx !

Mardi 3 octobre. De Aire-sur-l’Adour à Arzacq-Arraziguet (34 km)

4 janvier 2018

Longue étape qui s’est terminée par un orage. J’ai fini le parcours en courant dans les descentes. Hâte d’arriver !

Très peu de villages sur cette portion, ce qui oblige à bien calculer si on veut manger à mi-journée. Paysage assez monotone. Saint Jacques n’est plus qu’à 900 km, environ. Je devrais me contenter d’atteindre Saint-Jean-Pied-de-port, cette fois ci, peut être Roncevaux.

Je dois faire sécher tous mes vêtements pour demain.

Pas grand chose à dire sur cette étape. Il y a des jours comme ça…

http://arzacq.com/

 

Eglise de Sensacq

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Demain, cap sur Arthez-de-Béarn