Dimanche 8 octobre. De Ostabat à Saint-Jean-Pied-de-port (25 km)

30 mai 2019

Un super temps pour la dernière avec un petit inconvénient: le chemin qui jouxte une nationale pendant plusieurs km, dur retour à la réalité !

Pas d’OGM à Gamarthe pour préserver les abeilles !

Le donativo de Gamarte: ces endroits conviviaux se font de plus en plus rares.

Un donativo à Gamarthe

Saint-Jean-le-Vieux, bientôt la fin du voyage…

Fronton de pelote basque

Arrivée à Saint-Jean-Pied-de-Port dans les embouteillages par la Porte Saint Jacques inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO et la rue de la citadelle.

Fin du voyage avec 300 km parcourus en 12 jours depuis Lectoure.

Je suis très bien accueilli dans une belle maison d’hôtes.

Puis ballade en voiture avec le propriétaire sur les pentes du Camino qui mène à Roncevaux pour passer en Espagne.Une reconnaissance pour le Camino espagnol ? Après tout, Saint Jacques n’est qu’à moins de 800 km (33 jours de marche) de Saint-Jean-Pied-de-port…

C’est plus cool en voiture…

Demain, journée de repos, je visite Saint-Jean-Pied-de-port.

Samedi 7 octobre. De Aroue à Ostabat (24km)

26 janvier 2018

C’est l’un des 7 tronçons du GR65 classés au patrimoine de l’Unesco qui est le plus richement doté en « monuments associés au pèlerinage de Compostelle ».

Départ dans le brouillard. Je commence à en avoir l’habitude.

 

Moi, froid ? Jamais !

Mairie (Herriko Etxea) d’Aroue

La chapelle d’Olhaïby

 

Passage de la stèle de Gibraltar (en basque Xibaltarre ) qui marque l’endroit où se rejoignent 3 des voies jacquaires: celle qui vient du Puy-en-Velay, celle qui vient de Vézelay et celle qui vient de Tours.

Stèle de Gibraltar

 

 

Après la stèle, un raidillon pierreux de 2 km pour arriver sur une crête à la chapelle de Soyarza mais ça vaut le coup car je bénéficie d’une magnifique vue sur les montagnes basques et la chaîne des Pyrénées dont le pic d’Anie (2507 m).

La chapelle de Soyarza

 

 

Plus j’avance, plus ça sent le pays basque.

La Bidouze

 

Arrivée à Ostabat sous un soleil radieux. Le « Miam Miam Dodo » note: « Ostabat fut un célèbre village des temps héroïques du pèlerinage. On dit que dans ses hospitaux on recevait 5000 pèlerins par soir ». Plus rien à voir avec aujourd’hui. Ostabat a tout l’air d’un petit village très calme.

Je loge à la chambre d’hôtes-Auberge Ametzanea avec 5 pèlerins. Lors du repas, une des convives a le malheur de traiter la langue basque de « dialecte ». Elle a failli être privée de dessert et renvoyée dans sa chambre (j’exagère à peine…) par Daniel, le propriétaire, un basque « pur jus », par ailleurs fort sympathique, qui s’empresse de lui préciser que la langue basque est antérieure à l’arrivée des deux langues qui, au cours de l’histoire, allaient devenir majoritaires, le celte puis le latin dont dérivent les langues parlées aujourd’hui dans la région (français, espagnol, occitan, catalan, gascon, etc.).

Ostabat: 1 Paris 0.

Demain, dernière étape pour arriver à Saint-Jean-Pied-de-port.

Vendredi 6 octobre. De Navarrenx à Aroue (16 km)

10 janvier 2018

Petite étape assez facile, par temps couvert mais sans pluie.

A mi parcours, « L’Eco-Accueil Le jardin des rêves », une halte-ravitaillement de produits de la ferme, qui m’a donné envie d’y rester: lieu original, rien que du bio (Ah, le jus de fruits maison !) et propriétaire très sympa. Le « Miam Miam Dodo » indique que ce site propose un dortoir et 2 chambre de 3 personnes. 

 

Une serre

La classe, non ?

 

En fin d’après midi, je suis chaleureusement accueilli par Marie-Paule et Marcel dans leur « Gîte d’étape familial Bellevue » qui porte bien son nom. On doit traverser une grande prairie avant d’arriver dans une grande demeure, style maison de famille perdue en pleine campagne.

…perdue en pleine campagne.

Si je devais faire un classement de tous les gîtes et chambres d’hôtes que j’ai appréciés depuis mon premier Camino, je mettrais ce gite en tête de liste, du fait de sa situation géographique et de la gentillesse, de l’authenticité et de la disponibilité de ses propriétaires. On sent tout de suite que Marie-Paule et Marcel aiment accueillir (toute l’année ! ), partager leur passion pour ce Camino et prendre soin de leurs hôtes, étant pèlerins eux même. Et Marcel s’occupe aussi de l’entretien du balisage du chemin.

Et question ambiance, c’est animé ! J’ai rejoint un groupe de 4 couples qui vivent dans des régions différentes et qui se retrouvent chaque année pour marcher pendant une bonne semaine sur le Chemin.

Pour se restaurer, 2 options: soit Marie-Paule nous ouvre sa « réserve », un grand placard rempli de boites de conserves, de paquets de pates, de pots de pâtés,…Il suffit de prendre un petit panier, comme au super market du coin,  se mettre dans la file d’attente pour se servir et en bout de chaîne, Marie-Paule établit la facture, soit Marcel nous propose de nous emmener dans sa fourgonnette (pas toute jeune, certes, mais qui roule encore) , rejoindre un restaurant situé à quelques km. C’est l’option retenue par le groupe qui me propose de se joindre à eux, ce que j’accepte volontiers : ca ne se fait pas de refuser, n’est ce pas ?…surtout que j’ai une grosse flemme de faire ma popote.

Avant de partir, dégustation d’une bière  en profitant d’un coucher de soleil.

Si Marcel, assure l’aller au restaurant, il s’occupe aussi du retour. Il suffit de lui téléphoner quand on a terminé de souper et il arrive. Pas belle, la vie ? Et effectivement, vers 22 h, refourgonette.

Saint-Jean-Pied-de-port n’est plus qu’à une quarantaine de km. Encore 2 étapes à déguster lentement…

 

 

Jeudi 5 octobre. De Arthez-de-Béarn à Navarrenx (30 km)

6 janvier 2018

Au bout de ce chemin, à nouveau de la brume.

 

Parcours de montagnes russes, éprouvant pour les genoux. Heureusement que le  « Boud’oignon », le « Bio’dog » et « L’assiette de Tom Brebis » existent !

 

Le pont romieu  du 12ème siècle (romieu = pèlerin).

 

Navarrenx ( http://www.tourisme-navarrenx.com   ) , première citée bastionnée de France, est l’une des plus anciennes villes du Béarn (1025 habitants). Elle est classée parmi les plus beaux villages de France.

 

Fortifications Vauban

 

Pas de chance, tous les gîtes et chambre d’hôtes sont complets. Je me rabats sur l' »Hôtel- Restaurant du Commerce » (  https://www.logishotels.com/fr/hotel/hotel-le-commerce-1009  ) dont je garde un très bon souvenir.

230 km de parcourus depuis mon départ de Lectoure (27 septembre). Plus que 3 étapes pour arriver à Saint-Jean-Pied-de-port. Avec, encore !, un risque de pluie pour demain.

Mais, bon, je ne vais pas abandonner si près du but.

 

Mercredi 4 octobre. De Arzacq-Arraziguet à Arthez-de-Béarn (34 km)

6 janvier 2018

Démarrage dans la brume !

En partant d’Arzacq-Arraziguet

Brrrrr !

Petit à petit le soleil  apparaît et il recommence à faire chaud.

 

 

La chapelle de Caubin

La chapelle de Caubin (12ème siècle)

 

 

 

Sur le chemin, dans un abri, des livres à disposition des pèlerins. Vous pouvez voir sur la droite une BD de la fameuse Martine. A quand « Martine fait le Camino (au lieu de rester à la maison) « ? Question de Ch’ti…

 

Des livres mais aussi des invitations à la méditation…

 

Depuis Lectoure, c’est le premier donativo que je repère: une belle surprise au bout de 20 km. Café, thé, boissons fraiches et gâteaux.

 

L’église Saint Pierre, abbaye du 12 siècle.

 

 

 

 

Sur le chemin, une plantation d’arbres fruitiers réservés aux pèlerins.

 

Aire de repos et vélo en libre service, ou presque…

Au fronton d’une mairie, le drapeau basque au coté des 2 autres.

 

Particularités locales…

 

Fin de parcours difficile avec 5 km de montée rude. Je souscris à ce qui est inscrit sur l’affiche ci-dessous !

 

Accueilli par Claude dans son « gîte  écologique de la maison en paille- chambre d’hôtes des 3 petits cochons », ( https://sites.google.com/site/gitepaille/  ), qui comme son nom l’indique est une maison « construite en bottes de paille et structure en bois, une construction éco responsable et passive ». Par contre, aucune trace des petits cochons.

Claude, un belge très sympa et plein d’humour (comme tous les belges…) a pour devise « Vous êtes mes hôtes et j’ai plaisir à vous recevoir comme mes amis » comme il aimerait être reçu chez ses amis. Tout est dit ! Et ce ne sont pas des paroles en l’air: comme chez Nadine, j’ai pu bénéficier de sa machine à laver et de son sèche linge et Claude a pris plaisir à nous cuisiner un bon repas, notamment en nous régalant avec du requin.

 

De ma chambre j’aperçois les Pyrénées. Ca se précise…Mais, alors, encore de la pluie pour demain ? 30 bornes à parcourir pour atteindre Navarrenx !

Mardi 3 octobre. De Aire-sur-l’Adour à Arzacq-Arraziguet (34 km)

4 janvier 2018

Longue étape qui s’est terminée par un orage. J’ai fini le parcours en courant dans les descentes. Hâte d’arriver !

Très peu de villages sur cette portion, ce qui oblige à bien calculer si on veut manger à mi-journée. Paysage assez monotone. Saint Jacques n’est plus qu’à 900 km, environ. Je devrais me contenter d’atteindre Saint-Jean-Pied-de-port, cette fois ci, peut être Roncevaux.

Je dois faire sécher tous mes vêtements pour demain.

Pas grand chose à dire sur cette étape. Il y a des jours comme ça…

http://arzacq.com/

 

Eglise de Sensacq

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Demain, cap sur Arthez-de-Béarn

Lundi 2 octobre. De Arblade-le-Haut à Aire-sur-l’Adour (29 km).

30 décembre 2017

De la pluie, encore de la pluie, toujours de la pluie…avec un rayon de soleil à l’arrivée. En fin de parcours, j’ai quitté le Gers pour arriver dans les Landes.

Lavoir municipal

Sur le mur d’une maison jouxtant le Camino

Traversées de villages qui se meurent comme Barcelone du Gers: 2 restaurants en vente, pas un café d’ouvert à 14 h ! Notamment, parce qu’il y a bien longtemps que le train ne passe plus dans l’coin: tout pour les grandes lignes et le TGV et voilà le résultat. InOui, non ! ? N’est ce pas monsieur Pepoui ? 

Obsolescence programmée…

Voie sans issue…

Heureusement que l’on a l’occasion de s’instruire sur ce chemin !

Comment chier dans les bois ?: leçon 1.

 

L’ Adour

Arrivée à Aire-sur-l’Adour.

Aire-sur-l’Adour

Je fais étape à la chapelle des Ursulines ( http://chapelledesursulines.fr/ ) sauf que depuis bien longtemps, il n’y a plus d’Ursulines et qu’elle ne fait plus office de chapelle: un lieu improbable de 2 dortoirs (12 places) et une grande table d’hôtes à la place des bancs où priaient les fidèles. J’ai l’impression de retourner quelques 50 ans en arrière et de revivre une colo de vacances.

Bataille de polochons ce soir ?

Heureusement il y a le wifi, qui, pour le moment, fonctionne encore par voie terrestre. Pour combien de temps, encore ?…

Une petite visite ?: https://youtu.be/sFq7DCJOjKs

 

A table !

Belle rencontre avec un groupe d’Allemandes de la congrégation Saint…dont j’ai oublié le nom. Lors du repas, elle entonne le « Laudate Dominum » de la Communauté de Taizé, communauté monastique chrétienne fondée en 1940 par Frère Roger, basée à Taizé en France et qui rassemble aujourd’hui une centaine de frères venant du monde entier ayant choisi de vivre ensemble une vie de prière et de célibat dans la simplicité (dur, dur !…)

Le "Laudate Dominum"

 

Demain cap sur Arzacq-Arraziguet , une longue étape de 33 km. J’aimerais bien un peu de soleil.

Saint-Jean-Pied-de-port n’est plus « qu’à » 160 km. Ça pourrait le faire en 6 étapes. .

Dimanche 1er octobre. De Eauze à Arblade-le-Haut (29 km).

19 décembre 2017

Étape plus longue que les précédentes, avec encore un peu de pluie. Saint Jacques ne m’a pas exaucé.

Ce paysage du Bas-Armagnac est un peu monotone.

 

En quittant Eauze. Cherchez l’erreur !

 

Aquiculture du Pouy: élevage d’esturgeons pour la production du caviar du Gers. Les étangs sont sous surveillance électronique.

Le bonheur est dans le pré…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Palombière (poste de guet pour la chasse à la palombe)

 

Vignes à perte de vue

 

Très bon accueil au gîte « L’Arbladoise » (  http://www.larbladoise.fr  ), une belle demeure datant de 1870, de style toulousain. Rencontre avec un groupe d’allemands qui font honneur à la cuisine gasconne.

Demain, Aire-sur-l’Adour. J’espère qu’il ne pleuvra pas des arblades… OK, je sors !

Samedi 30 septembre. De Montréal du Gers à Eauze (20 km).

15 décembre 2017

Une grande partie du parcours sous la pluie, conformément aux prévisions de la veille. C’est une première pour moi, mes précédents Chemins ont toujours été très ensoleillés. Heureusement, je marche avec la bande de pèlerins rencontrés hier soir et « Runkeeper », une application de mon smartphone qui mesure le nombre de km parcourus, la vitesse effective de marche, le nombre de calories dépensés,…et qui parle de temps en temps.

Marcher sous la pluie…

A mi-parcours, à Lamothe, pause café, sandwich, Armagnac et sourires sont les bienvenus à la Casa d’Elena, , un gite dont le jardin est traversé par le Chemin, qui dit mieux ! Ca doit être chouette de passer une nuit, ici: http://www.chemindecompostelle.com/casadelena/index.html  

 

La casa d’Elena

Accueilli avec le sourire…

 

Eauze, capitale de l’Armagnac, abrite un musée et 2 sites archéologiques. C’est une terre d’histoire gallo-romaine: http://www.tourisme-eauze.fr/

Le soir, étape « Chez Nadine »(http://gitecheznadine.com/ ) où je retrouve Dayan et un couple. Sans que nous ayons à demander, Nadine nous propose sa machine à laver et son sèche linge pour nos vêtements mouillés et salis par la boue. Arriver trempée jusqu’au os à la fin d’une journée de Camino, elle l’a déjà vécu Nadine et elle n’a pas oublié.

Au repas spécialités locales et re- Armagnac. Ils savent vivre ces Elusates !

Demain environ 25 km. Soleil et pluie annoncés. Saint Jacques, faites revenir le beau temps !

14 décembre 2017

Vendredi 29 septembre. De Condom à Montréal du Gers (23 km).

Il fait toujours aussi beau, l’humidité du Nord commence à me manquer. Non, je déconne !

Un détour, hors Camino, qui vaut le coup: Larressingle, « la petite Carcassonne ». Un village-château-fort, classé comme « un des plus beaux villages de France », resté presque intacte: 300 m de murailles, des fossés, un donjon, tout est là !

« Larressingle, vous avez rendez vous avec histoire… » Rien que ça ! En tous cas, me voilà prévenu !

Larressingle

Larressingle

 

Larressingle

 

Larressingle

Larressingle

Larressingle

 

Larressingle

En poursuivant le chemin après Larressingle, le pont d’Artigues, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.

Le pont d’Artigues

Après le pont d’Artigues, j’aperçois Claudie qui zigzague sur le chemin à cause de son énorme sac à dos qui manque de la déséquilibrer à chaque pas.  Mais rien ne semble l’arrêter, elle chante tout le temps pour se donner du courage. Moi, avec ma valise que je fais transporter d’étape en étape, je me dis que je passe peut être un peu pour un « touriste » à coté d’elle. Qu’importe, je les fais quand même les kilomètres ! Et lors de mes précédents périples, je n’ai jamais eu de railleries, de « mises en boites », de remarques ou de petits sourires désobligeants à ce sujet. Sur le Camino, la tolérance et la bienveillance sont de rigueur, nous sommes dans un autre monde.

Montréal du Gers, la première bastide gasconne (ville médiévale fortifiée), village lui aussi labellisé « plus beaux villages de France », affiche l’âge respectable de 700 ans.  ( https://www.montrealdugers.fr/ ).

Lorsque j’arrive au gîte « Compostela », je suis accueilli par Gérard, un hospitalier que le « Miam Miam Dodo » définit ainsi: « Vous rencontrerez assez souvent dans les gîtes d’une certaine importance (essentiellement à caractère associatif) ou dans les accueils religieux, des hospitaliers qui vous prendront en charge. Ce sont, en général, d’anciens pèlerins qui souhaitent redonner aux autres ce que le Chemin leur a apporté; Ils viennent passer quelques jours ou quelques semaines, bénévolement, pour effectuer l’accueil, préparer les repas, aider au nettoyage, etc.. »

Et question accueil, apéro et repas, j’ai tiré le gros lot avec Gérard et Anita, la propriétaire du gite, une allemande de la Forêt Noire qui , il y a une dizaine d’années a parcouru le Camino, avec son fils, jusqu’à Saint Jacques et depuis « la magie du Chemin m’habite…et j’ai voulu donner un nouveau sens à ma vie. S’est alors imposé le projet d’ouvrir un gîte des pèlerins en France… » raconte-t-elle sur son site web http://www.gite-compostela.com/fr/montreal-du-gers.

Au cours du repas, je retrouve Claudie et je fais la connaissance d’une bande de joyeux lurons dont Dayan, une colombienne mariée à un chinois et qui vit à Shanghai: ça ne s’invente pas ! Dayan est partie du Puy en Velay, marche depuis plus de 20 jours et espère bien atteindre Saint Jacques avec son gros sac à dos: respect !

Demain cap sur Éauze ! Peut être de la pluie, car de la fenêtre de ma chambre d’hôte, je peux voir les Pyrénées. « …Et les Pyrénées chantent au vent d’Espagne… » chantaient les Compagnons de la chanson. Oh là !, je pense qu’il est temps d’aller me coucher.

J’éteins.