Samedi 7 octobre. De Aroue à Ostabat (24km)

C’est l’un des 7 tronçons du GR65 classés au patrimoine de l’Unesco qui est le plus richement doté en « monuments associés au pèlerinage de Compostelle ».

Départ dans le brouillard. Je commence à en avoir l’habitude.

 

Moi, froid ? Jamais !

Mairie (Herriko Etxea) d’Aroue

La chapelle d’Olhaïby

 

Passage de la stèle de Gibraltar (en basque Xibaltarre ) qui marque l’endroit où se rejoignent 3 des voies jacquaires: celle qui vient du Puy-en-Velay, celle qui vient de Vézelay et celle qui vient de Tours.

Stèle de Gibraltar

 

 

Après la stèle, un raidillon pierreux de 2 km pour arriver sur une crête à la chapelle de Soyarza mais ça vaut le coup car je bénéficie d’une magnifique vue sur les montagnes basques et la chaîne des Pyrénées dont le pic d’Anie (2507 m).

La chapelle de Soyarza

 

 

Plus j’avance, plus ça sent le pays basque.

La Bidouze

 

Arrivée à Ostabat sous un soleil radieux. Le « Miam Miam Dodo » note: « Ostabat fut un célèbre village des temps héroïques du pèlerinage. On dit que dans ses hospitaux on recevait 5000 pèlerins par soir ». Plus rien à voir avec aujourd’hui. Ostabat a tout l’air d’un petit village très calme.

Je loge à la chambre d’hôtes-Auberge Ametzanea avec 5 pèlerins. Lors du repas, une des convives a le malheur de traiter la langue basque de « dialecte ». Elle a failli être privée de dessert et renvoyée dans sa chambre (j’exagère à peine…) par Daniel, le propriétaire, un basque « pur jus », par ailleurs fort sympathique, qui s’empresse de lui préciser que la langue basque est antérieure à l’arrivée des deux langues qui, au cours de l’histoire, allaient devenir majoritaires, le celte puis le latin dont dérivent les langues parlées aujourd’hui dans la région (français, espagnol, occitan, catalan, gascon, etc.).

Ostabat: 1 Paris 0.

Demain, dernière étape pour arriver à Saint-Jean-Pied-de-port.