Vendredi 6 octobre. De Navarrenx à Aroue (16 km)

Petite étape assez facile, par temps couvert mais sans pluie.

A mi parcours, « L’Eco-Accueil Le jardin des rêves », une halte-ravitaillement de produits de la ferme, qui m’a donné envie d’y rester: lieu original, rien que du bio (Ah, le jus de fruits maison !) et propriétaire très sympa. Le « Miam Miam Dodo » indique que ce site propose un dortoir et 2 chambre de 3 personnes. 

 

Une serre

La classe, non ?

 

En fin d’après midi, je suis chaleureusement accueilli par Marie-Paule et Marcel dans leur « Gîte d’étape familial Bellevue » qui porte bien son nom. On doit traverser une grande prairie avant d’arriver dans une grande demeure, style maison de famille perdue en pleine campagne.

…perdue en pleine campagne.

Si je devais faire un classement de tous les gîtes et chambres d’hôtes que j’ai appréciés depuis mon premier Camino, je mettrais ce gite en tête de liste, du fait de sa situation géographique et de la gentillesse, de l’authenticité et de la disponibilité de ses propriétaires. On sent tout de suite que Marie-Paule et Marcel aiment accueillir (toute l’année ! ), partager leur passion pour ce Camino et prendre soin de leurs hôtes, étant pèlerins eux même. Et Marcel s’occupe aussi de l’entretien du balisage du chemin.

Et question ambiance, c’est animé ! J’ai rejoint un groupe de 4 couples qui vivent dans des régions différentes et qui se retrouvent chaque année pour marcher pendant une bonne semaine sur le Chemin.

Pour se restaurer, 2 options: soit Marie-Paule nous ouvre sa « réserve », un grand placard rempli de boites de conserves, de paquets de pates, de pots de pâtés,…Il suffit de prendre un petit panier, comme au super market du coin,  se mettre dans la file d’attente pour se servir et en bout de chaîne, Marie-Paule établit la facture, soit Marcel nous propose de nous emmener dans sa fourgonnette (pas toute jeune, certes, mais qui roule encore) , rejoindre un restaurant situé à quelques km. C’est l’option retenue par le groupe qui me propose de se joindre à eux, ce que j’accepte volontiers : ca ne se fait pas de refuser, n’est ce pas ?…surtout que j’ai une grosse flemme de faire ma popote.

Avant de partir, dégustation d’une bière  en profitant d’un coucher de soleil.

Si Marcel, assure l’aller au restaurant, il s’occupe aussi du retour. Il suffit de lui téléphoner quand on a terminé de souper et il arrive. Pas belle, la vie ? Et effectivement, vers 22 h, refourgonette.

Saint-Jean-Pied-de-port n’est plus qu’à une quarantaine de km. Encore 2 étapes à déguster lentement…